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A Venezuelan migrant looks out from the malecón of the Tumbes River in central Tumbes.
A Venezuelan migrant looks out from the malecón of the Tumbes river in central Tumbes. Peru, March 2022
© MAX CABELLO ORCASITAS

We ended our last activities in Peru in November 2023.

MSF has responded to diseases including HIV and, more recently, COVID-19, while also responding to disasters such as earthquakes.

Our teams in Peru provided HIV treatment to people in prisons until 2006 and responded to a massive earthquake on the southeastern coast in August 2007. We also responded to the COVID-19 pandemic, where our teams provided treatment to patients. 

After two years, our project supporting people on migration routes in northern Peru closed at the end of November 2023. 

 

MSF staff pushing a vehicle that got stuck in the mud as a result of the flooded paths, on the way to one of the Health Centers where MSF does the outreach activity, doing MUAC and providing plumpy’nuts for children under 5
التقرير الدولي عن أنشطة أطباء بلا حدود لعام 2025

مقدمة

13 Aug 2026

Podcast prises de parole publiques de MSF : Crimes de guerre et politiques de terreur en Tchétchénie 1994-2004

Ce podcast de la série les « prises de parole publiques de MSF » est basé sur l’étude de cas : Crimes de guerre et politiques de terreur en Tchétchénie 1994-2004.

En neuf épisodes, il explore les défis et les dilemmes auxquels MSF a dû faire face pendant les deux guerres et la période dite de « normalisation » qui se sont déroulées en Tchétchénie entre 1994 et 2004 : devait-elle s'exprimer publiquement et si oui quand et comment sur les crimes de guerre dont son personnel était témoin, et sur les effets de la politique de terreur menée contre le peuple tchétchène ?
Communiqués de presse, rapports internes, récits du personnel et articles de presse de l’époque, permettent d’examiner les défis relevés par les équipes MSF, systématiquement empêchées par les autorités russes d’accéder aux populations dans le besoin, s’appuyant uniquement sur le personnel local, formé à distance. Lorsque des membres de son personnel sont kidnappés, MSF se retrouve face à un nouveau dilemme : faut-il prendre la parole publiquement ou bien faire profil bas jusqu'à leur libération ?

La première guerre d'indépendance de la Tchétchénie contre la Fédération de Russie commence en 1994 et dure deux ans au cours desquels l'accès est régulièrement bloqué par les forces russes. MSF alimente la presse en informations sur la détérioration rapide des conditions et le refus des autorités russes de donner l'accès à de nombreuses régions du pays à ses équipes.

Crédits photo : © Generic MSF

Fin 1999, alors que la Tchétchénie et sa population peinent encore à se relever, la guerre reprend. Dans les médias, le président russe Boris Yeltsine parle d’un plan de paix mais ses forces armées mènent une impitoyable campagne de bombardements sur les villages tenus par les rebelles dans le sud du pays. Les sections MSF sont, elles, unies dans une même volonté de raconter ce que leur personnel a pu voir avant d’être forcé à quitter la région. Quel est alors le meilleur moyen d’attirer l’attention du monde sur les souffrances de la population tchétchène, sans mettre en danger le personnel national qui continue de travailler dans le sud de la Tchétchénie ?

Crédits photo : © Olivier Jobard/MYOP

Alors que la Fédération de Russie qualifie son intervention en Tchétchénie d’ « opération anti-terroriste », MSF décide de profiter de la cérémonie de réception du prix Nobel de la paix pour alerter la communauté internationale et solliciter son intervention. Mais dans une Tchétchénie ravagée par une guerre totale, les équipes de MSF sont confrontées à de graves problèmes de sécurité. Elles s’engagent alors dans le soutien aux populations tchétchènes réfugiées dans les républiques voisines, et y recueillent des témoignages de première main. Les opérations en Tchétchénie sont menées par du personnel local, formé, encadré et soutenu à distance par des équipes internationales présentes dans la région. 
MSF est dans une situation difficile qui soulève de nombreuses questions :  doit-elle s'exprimer publiquement en s’appuyant sur des récits de réfugiés, bien qu’elle n’ait plus aucune activité opérationnelle en Tchétchénie ? Face à un régime qui nie mener une guerre en Tchétchénie, est-il utile de déployer des efforts pour obtenir cette qualification ?  Est-ce véritablement le rôle de MSF de plaider pour cette qualification ?

Crédits photo : © Sandra Aslaksen

Throughout the year 2000, MSF seizes every opportunity to raise the alarm on the Chechen’s fate with governments and institutions around the world, but to little concrete effect other than general condemnation. With still no international staff in the country, MSF sections resort to so-called ‘remote control’ management, using locally hired employees to deliver aid on the ground. Concerns over the organisation’s legitimacy in speaking out remain and soon one of the sections starts making unauthorised and dangerous trips over the border into Chechnya from Dagestan where they ran distributions of basic care items. Under attack in the Russian media, MSF wonders whether it should ignore or address the accusations of espionage regularly thrown at the organization?

Crédits photo : © Gazelle Gaignaire

 

Les opérations de MSF en Tchétchénie reprennent lentement, après trois ans de pilotage à distance.  Les bombardements ont cessé, permettant un accès restreint aux populations, mais l'insécurité demeure omniprésente et la reprise de ces programmes n'est pas sans risque. Avec le retour d'une équipe internationale en Tchétchénie, tout le monde s'accorde sur la nécessité de mieux documenter la situation. Le rapport "Tchétchénie : La politique de la terreur" est rendu public lors d'une conférence de presse. Les différentes sections de MSF s’accordent sur une stratégie média commune pour faire sortir l'information de Tchétchénie et la diffuser, en particulier dans les médias russes.

Crédits photo : © Eric Bouvet

 

Les kidnappings sont de plus en plus fréquents en Tchétchénie et plusieurs membres du personnel national de MSF sont retenus pour des interrogatoires. Début 2001, un membre clé de l’équipe MSF dans le Caucase du Nord est enlevé et la question d’un lien entre la décision de MSF de s’exprimer dans les médias et cet enlèvement est posée. MSF est confrontée au dilemme suivant : lorsqu’un membre de son personnel est pris en otage, faut-il s'exprimer dans les médias pour lui donner une visibilité qui le protègerait ? Ou au contraire, opter pour la discrétion afin d’éviter d’accroître sa « valeur marchande » ? Est-il judicieux de prendre des mesures actives pour obtenir la libération de l'otage telles que dénoncer publiquement les responsabilités, la négligence, voire la complicité du gouvernement contrôlant le territoire sur lequel s’est déroulé l’enlèvement ?

Crédits photo : © Eddy Van Wessel

 

Les interventions de MSF ont été suspendues en Tchétchénie suite à l’enlèvement du coordinateur de MSF. Il est libéré trois semaines plus tard.  MSF tente alors de relancer ses opérations en Tchétchénie, mais est retardée par des problèmes de sécurité. Pour l'instant, ses rares programmes dans le pays sont ceux gérés à distance depuis le Daguestan. La plupart des employés de MSF dans le Caucase sont favorables au retour de l’organisation en Tchétchénie. Ils encouragent MSF à prendre la parole dans les médias. Parallèlement, dans une déclaration faite après les attentats du 11 septembre 2001 à New York et Washington, Vladimir Poutine, le président de la Fédération de Russie compare les opérations militaires russes en Tchétchénie à la guerre anti-terroriste déclarée par le gouvernement étasunien. 
Après les événements du 11 septembre 2001, l’attitude et le regard de l’occident vis-à-vis de la Russie deviennent plus complaisants, ce qui affaiblit l'impact des efforts de MSF pour sensibiliser au sort des populations tchétchènes. 

Crédits photo : © Olivier Jobard

 

En août 2002, les menaces contre MSF se concrétisent. Un coordinateur Néerlandais travaillant pour la section suisse, est enlevé au Daguestan. L'organisation est une nouvelle fois confrontée au dilemme de savoir comment et quand s'exprimer sur la situation dans le Caucase du Nord alors qu’un de ses membres est otage. MSF choisit d’abord de garder le silence, mais alors que les semaines deviennent des mois et que l’otage n'est toujours pas libéré, de nouveau elle commence à se demander si elle doit agir elle-même en mettant publiquement en lumière les responsabilités, la négligence, voire la complicité du gouvernement qui contrôle le territoire où s’est déroulé l’enlèvement ? Ou bien est-il préférable de s’en abstenir afin d’éviter que ce gouvernement ne se braque ? Les tensions montent entre MSF, les autorités néerlandaises et la famille de l'otage.

Crédits photo : © Simon Norfolk

 

In August 2002, the threat to MSF becomes a reality and another Coordinator, a Dutch national for the MSF Swiss section, is kidnapped in Dagestan. The organisation is once again faced with the dilemma of how and when to speak out on the situation in the North Caucasus while one of its members is held hostage. MSF opts to keep quiet at first, but as the weeks turn into months and the MSF Coordinator is still not released, MSF starts questioning whether it should take active steps to secure the hostage’s release by publicly pointing out a government’s responsibilities, negligence, or even complicity when a kidnapping occurs on its soil, or should it not enter into these conversations to avoid the potential for a government to dig in its heels? Tensions are running high, especially between MSF, the Dutch authorities and the family of the hostage, and some feel the structures within the organisation are not helping the situation.

Crédits photo :  © Michael Yassukovich

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Ce podcast de la série les « prises de parole publiques de MSF » est basé sur l’étude de cas : Crimes de guerre et politiques de terreur en Tchétchénie 1994-2004.
En neuf épisodes, il explore les défis et les dilemmes auxquels MSF a dû faire face pendant les deux guerres et la période dite de « normalisation » qui se sont déroulées en Tchétchénie entre 1994 et 2004 : devait-elle s'exprimer publiquement et si oui quand et comment sur les crimes de guerre dont son personnel était témoin, et sur les effets de la politique de terreur menée contre le peuple tchétchène ?
Communiqués de presse, rapports internes, récits du personnel et articles de presse de l’époque, permettent d’examiner les défis relevés par les équipes MSF, systématiquement empêchées par les autorités russes d’accéder aux populations dans le besoin, s’appuyant uniquement sur le personnel local, formé à distance. Lorsque des membres de son personnel sont kidnappés, MSF se retrouve face à un nouveau dilemme : faut-il prendre la parole publiquement ou bien faire profil bas jusqu'à leur libération ?
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Shali,Russian tank, next to the market.
After the reelection of Kadyrov, for people inside the Chechen republic aswell as in neighboring Ingushetia the situation has not improved, Kadyrov is seen as a Russian marionet who betrayed the Chechens, his army is rudeless and has no interest in protecting the population.
 In ingushetia the refugees from Chechnya are forced out of their tents,just before winter fall's, back into Chechnya where they claim to have the situation under control.
Living conditions in and around Chechnya are inhuman after almost a decade of war and destruction.
 People inside Chechnya are terrorized as well by the Russian occupation as the Kadirov army in a daily and structural way and the disappearance and execution of people are more rules than exception.
 The Chechen fighters are divided and not able to finance the war, if they have the money they buy their weapons from the Russian enemy who are underpaid for their services.
 
 For the Chechens who fled their country during the war the situation is almost as bad, mostly ending up in neighboring Ingushetia, living in camps with little or no facilities in tents who fall apart after the strong winters and even in stables normally used for animals.
 Since also drug smugglers and criminals fled Chechnya, an increasing number of the refugees become drug addicted.
 
 Most  NGO's working in Ingushetia can not enter Chechnya to do their important work as the risk of being kidnapped is too high and Russian government is not supporting in any way.
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Podcast prises de parole publiques de MSF : Traque et massacres des réfugiés rwandais au Zaïre-Congo 1996-1997

Ce podcast de la série les « prises de parole publiques de MSF » est basé sur l’étude de cas : Traque et massacres des réfugiés rwandais au Zaïre-Congo 1996-1997 

Nous y examinons l’expérience de MSF confrontée aux conséquences du génocide des Rwandais tutsis de1994, et en particulier à son impact sur les populations locales et les réfugiés vivants dans un des pays voisins du Rwanda : le Zaïre, rebaptisé depuis République démocratique du Congo. 
 
Au cours de 8 épisodes, nous décrivons les violences qui ont frappé le Zaïre en 1996 et en 1997. Nous examinons les contraintes, les questionnements et les dilemmes posés aux équipes de Médecins Sans Frontières, alors qu’elles s’efforcent de porter secours aux réfugiés rwandais et aux populations locales dans l’est du Zaïre.  

En 1996, MSF tente d’alerter la communauté internationale sur la résurgence des conflits dans l’est du Zaïre, dont ses équipes sont les témoins. Installés dans les camps, où ils tiennent les réfugiés en otage depuis leur fuite du Rwanda en juin 1994, les perpétrateurs du génocide des rwandais tutsis menacent et attaquent également les populations civiles zaïroises.  Le nouveau régime rwandais et son alliée zaïroise l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre réagit en attaquant les camps.

Crédits photo : © Wim Van Cappellen

 

Alors que l’instabilité s’accroît dans l’est du Zaïre, MSF et les autres organisations humanitaires finissent par perdre l’accès à la région et aux réfugiés. MSF craint alors que des milliers de ces réfugiés ne meurent. L’organisation décide d’appeler à une intervention armée internationale et d'alerter sur le sort de la population en prévoyant une catastrophe sanitaire si l’accès n’est pas donné aux organismes d’aide.

Crédits photo : © Frederic Sautereau  

 

En novembre 1996, l’offensive menée par des forces de l’Alliance et de celles du Rwanda vide les camps de réfugiés de l’est du Zaïre de leur population. Une partie est rapatriée vers le Rwanda et l’autre prend la fuite dans la forêt. MSF dénonce alors les conditions de ce rapatriement et se voit reprocher par la presse ses prévisions « catastrophistes » tenues quelques semaines plus tôt.

Crédits photo : © Frederic Sautereau

 

Enfin autorisées à entrer au Sud-Kivu, les équipes de MSF découvrent que les réfugiés y sont massacrés par l'Alliance et ses alliés, en particulier dans le Massisi et dans la région de Shabunda. Elles comprennent qu’elles sont utilisées par les forces de l’Alliance comme appât pour attirer les réfugiés hors des forêts et les massacrer.

Crédits photo : © Wim Van Cappellen

 

L‘Alliance contrôle maintenant tout le Kivu et les réfugiés continuent à fuir son avancée rapide, vers l’est à travers la forêt.  MSF lutte pour maintenir un accès à ces populations en dépit des restrictions et des menaces qui pèsent sur la sécurité de ses équipes. Elle continue à recevoir des témoignages de massacres commis contre les réfugiés. 

Crédits photo : © Wim Van Cappellen

 

Les équipes des missions exploratoires de MSF terminent leur rapport sur leurs visites dans le Masisi et à Shabunda, au Kivu. Les détails sur les charniers, les massacres et le fait que l'Alliance a bien utilisé des équipes humanitaires comme appât pour attirer les réfugiés hors des forêts provoquent une onde de choc dans le mouvement MSF. Un débat éclate sur l’utilisation des informations collectées : doivent-elles être rendues publiques ou non ? 

Crédits photo : © Wim Van Cappellen

En mai 1997, MSF publie une nouvelle étude décrivant les mouvements des réfugiés dans la région des Grands Lacs et le sort qui leur est fait. Il est prévu de distribuer ce rapport à un groupe restreint de journalistes, en leur demandant de ne pas citer MSF comme la source de ces informations. Mais un manque de communication entre les sections et avec les équipes sur le terrain exacerbe les tensions.

Crédits photo : © Frederic Sautereau

 

À partir de la mi-97, les équipes de MSF s’efforcent de travailler à nouveau ensemble. L’organisation rend publiques des études rétrospectives qui permettent de retracer l’odyssée des réfugiés à travers la jungle zaïroise et apporte son témoignage aux enquêtes internationales sur les violations des droits humains dans la région. 

Crédits photo : © Wim Van Cappellen 

 

 

 

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Ce podcast de la série les « prises de parole publiques de MSF » est basé sur l’étude de cas : Traque et massacres des réfugiés rwandais au Zaïre-Congo 1996-1997.
Nous y examinons l’expérience de MSF confrontée aux conséquences du génocide des Rwandais tutsis de1994, et en particulier à son impact sur les populations locales et les réfugiés vivants dans un des pays voisins du Rwanda : le Zaïre, rebaptisé depuis République démocratique du Congo.
Au cours de 8 épisodes, nous décrivons les violences qui ont frappé le Zaïre en 1996 et en 1997. Nous examinons les contraintes, les questionnements et les dilemmes posés aux équipes de Médecins Sans Frontières, alors qu’elles s’efforcent de porter secours aux réfugiés rwandais et aux populations locales dans l’est du Zaïre.
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Speaking Out Podcast : Hunting and killing Rwandan refugees in Zaire-Congo
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