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Vidéos prises de parole publiques : Crimes de guerre et politiques de terreur en Tchétchénie 1994-2004

Responding to war in Ukraine
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Extrait du documentaire « MSF (un)limited » de Peter Casaer et Caroline Van Nespen, produit par MSF en 2011. Interview de Christopher Stokes, coordinateur de MSF Belgique en Russie (1994-1996) : « c’est grâce à son indépendance et sa détermination, que MSF a réussi à rester en Tchétchénie pendant la première guerre (1994 1995) »

Décembre 1994 

Source : MSF (vidéo en anglais, sous-titrée en français)
 

Un premier convoi MSF transportant 12 tonnes de médicaments et de matériel chirurgical est arrivé samedi dans la ville de Khasavyurt au Daghestan. Ces fournitures seront distribuées à un hôpital de Khasavyurt et à un hôpital de Gudermes en Tchétchénie, à l’est de Grozny.

14 janvier 1995

Source : AP (vidéo en anglais)

Film documentaire réalisé par Christophe Picard, produit par EUP/MSF, distribué par La Huit Production, France, 1995.

Source : EUP/MSF

Chamil Bassaiev, commandant rebelle tchétchène qui a mené une attaque contre la ville russe de Budyonnovsk, affirme avoir exécuté cinq otages.

16 juin 1995

Source: AP (en tchétchène, traduite en anglais)

Shamil Bassaiev: We did not intend to seize Budyonnovsk . We had another task. We wanted to get to Moscow. The main aim of our operation is to put an immediate end to the war in Chechnya, see the withdrawal of Russian troops and a resolution to the problem through a peace process.
If our aims are not met we will force the courageous Russian army to do this (kill innocent civilian hostages). Let them come and storm the place We are sick of watching our villages being bombed, and our women and children being killed.
Freedom, or death is our fate. Either we will be free or nothing. An honourable death is better than being slaves or allowing the annihilation of our people.

Les agences d’aide internationales ne sont pas autorisées à entrer dans le village daghestanais de Pervomayskaya . 
Nicholas Barsinger, du CICR précise que l’une des raisons pour lesquelles le CICR souhaite est d’accéder à Pervomayskaya est de pouvoir évaluer s’il peut jouer un rôle dans les enterrements des victimes, particulièrement importants dans l’islam. »

19 janvier 1995

Source : AP (en anglais)

Extrait du ‘Journal de l’année 1995’ (interne) de MSF France, consacré à la Tchétchénie : Après la destruction de Grozny, l’armée russe pilonne Argoun, Chali, Gudermes, Chatoï et Samachki, repoussant les Tchétchènes vers les montagnes du Caucase. Les équipes de MSF et du CICR sont les seul témoins internationaux.

Mai 1995

Source : MSF France 

Des Tchétchènes réfugiés en Ingouchie dans des camps, des trains ou chez des proches, témoignent des exactions de l’armée russe dans leurs villages.

1996

Source : MSF/EUP (en tchétchène, sous-titré en français)

Deux collaborateurs de MSF, une logisticienne et son interprète, ont été enlevés en Tchétchénie. Les ravisseurs exigent une rançon . Lors d’un entretien téléphonique, Renaud Tockaert, responsable des programmes à MSF Belgique, explique la situation.

27 avril 1996

Source : INA / France 2 (en français) 

Une administratrice de MSF Belgique et une interprète russe ont été enlevées samedi à Grozny, la capitale de la République tchétchène. Les deux femmes travaillaient pour MSF. Marcello Tenti, responsable de la mission MSF en Tchétchénie, déclare que les ravisseurs ont exigé une rançon pour leur libération.

28 avril 1996

Source: AP (vidéo en anglais)

Entretien avec Marcello Tenti, coordinateur de MSF Belgique en Tchétchénie, au sujet des négociations pour la libération de deux membres de MSF, enlevées dans la région et l’impact de la suspension des activités de MSF sur la santé de la population. 

30 avril 1996

Source : AP (vidéo en anglais)

Eric Goemaere, directeur général de MSF Belgique, évoque l’état de santé des otages de MSF après leur libération. Il précise que MSF n’a pas versé de rançon pour leur libération, mais a exercé une forte pression par l’intermédiaire des autorités religieuses et politiques.

1996

Source : RTBF (Radio-télévision belge de la communauté française) 

Au téléphone, Francois Jean, Fondation MSF France raconte que les combats ont fait énormément de dégâts, que les hôpitaux sont détruits, et qu’il est extrêmement difficile d’apporter l’aide humanitaire dont les gens ont besoin. Selon lui, il semble que les indépendantistes contrôlent la ville et les forces russes restantes sont retranchées.

21 août 1996

Source : INA/ Radio France

Michael Penrose et Frédéric Malardeau, d’Action contre la Faim, retenus en otage en Tchétchénie pendant 26 jours ont été libérés grâce au Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Ils décrivent les conditions de leur détention.

23 août 1996

Source : AP (Michael Penrose en anglais, Frédéric Malardeau en français)

Lors d’une conférence de presse, le CICR annonce le retrait de son personnel international et la suspension de toutes ses opérations en Tchétchénie après le meurtre de six de ses membres. L’attaque a eu lieu tôt mardi (17 décembre 1996) à l’hôpital de Novye Atagi, en Tchétchénie.

17 décembre 1996

Source : AP (en anglais, traduite en français)

Ivan Rybkin, secrétaire du Conseil de sécurité russe :
« Je suis tout simplement convaincu que l’assassinat des médecins ne peut être qu’un meurtre politique. Il vise à perturber le processus de paix en Tchétchénie et à mettre fin aux préparatifs des élections là-bas. Il n’y a aucun doute à ce sujet, peu importe qui en est responsable. »

Ilya Kapaev, habitant de Novye Atagi :
« Je ne leur reproche pas d’avoir mis fin à leur travail ici, même si nous avions besoin d’eux. Des soins médicaux gratuits à une époque où personne ne gagne sa vie… leur travail était vraiment quelque chose de merveilleux. Nous pouvons espérer qu’ils reviendront et que les coupables seront traduits en justice. »

Les corps de quatre otages internationaux-les Britanniques Peter Kennedy, Rudolph Petschi et Darren Hickey, ainsi que le Néo-Zélandais Stanley Shaw-enlevés en octobre en Tchétchénie, doivent être rapatriés chez eux. Ils ont été retrouvés décapités dans une forêt en périphérie de Grozny. Les autorités ont confirmé leur identité et indiqué qu’ils avaient été tués après une tentative de sauvetage.

12 décembre 1998

Source : AP (vidéo en anglais, traduite en français)

Magomed Magomadov, procureur adjoint de la Tchétchénie :
« Nous avons organisé les recherches des corps et, à l’issue de l’enquête, nous avons établi qu’il s’agissait de trois ressortissants britanniques et d’un ressortissant néo-zélandais. Il a été déterminé qu’ils avaient été tués dans la nuit du 8 au 9 décembre 1998. »

Mairbek Vachagaev, porte-parole du président tchétchène :
« Aujourd’hui ou demain, les corps seront rapatriés dans le respect de toutes les formalités nécessaires. Une cérémonie commémorative sera notamment célébrée par le prêtre de l’Église orthodoxe russe de Grozny. Bien que les victimes soient protestantes, l’office sera assuré par l’Église orthodoxe. Dans ce contexte, le prêtre estime qu’il est important d’accomplir ces rites. La partie tchétchène n’y voit aucune objection. »

Vincent Cochetel, ancien otage en Tchétchénie raconte les conditions de sa captivité et les tortures qu’il a endurées.
Au moment de son enlèvement, en janvier 1998, il était coordinateur du HCR en Ossétie du Nord, une république russe voisine de la Tchétchénie, dans la région du Caucase du Nord.

Août 2010

Source : HCR (en anglais) 

Lors de la réception du prix Nobel de la paix, le 10 décembre 1999, le président du conseil international de MSF, James Orbinski, entame son discours d’acceptation en appelant la Russie à cesser de bombarder les civils en Tchétchénie.

10 décembre 2000

Source : MSF/EUP (Vidéo en anglais)

Brigitte Vasset, directrice des opérations de MSF France, alerte : les réfugiés tchétchènes sont bloqués en Géorgie depuis trois semaines, les conventions de Genève ignorées et de nombreux hôpitaux détruits. Ceci met en évidence l'ampleur des violations du droit humanitaire en Tchétchénie.

15 janvier 2000

Source : AP (vidéo en anglais)

Lors d’une conférence de presse sur l’enlèvement de Kenny Gluck, coordinateur des opérations de MSF dans le Caucase, Rian van de Braak, coordinatrice de MSF à Moscou déclare qu’une première mesure a été prise par le siège à Amsterdam, qui envoie le soir même des membres de son équipe de crise à Moscou.

10 janvier 2001

 Source : AP (vidéo en anglais)

MSF suspend ses opérations en Tchétchénie, après l’enlèvement de  Kenny Gluck, coordinateur des opérations dans le Caucase par des hommes armés près du village de Stariye Atagi, au sud de Grozny.

12 janvier 2001

 Source : AP (vidéo en russe, traduite en anglais)

Luiza, Refugee: He (Kenny Gluck) was really one of us. We were forced to leave our homes and to live in these tents, in this place and we have found help only from international organisations. We know that he came to help us and he did help us. We are really sorry and offended that some bastards came along and kidnapped him.

Roza Supyeva, Doctor, Slepsovskaya Camp: Doctors without Borders (MSF) is a very powerful organisation and it is inconceivable that they would need to stop their work here. It would be a catastrophe. They should not feel they have to close down their work here.
He (Kenny Gluck) would visit the camp and he was interested in the problems we face and wanted to know how he could help. He worked from the heart.

aparchive.com

Lors d’une conférence de presse, Joëlle Tanguy, directrice générale de MSF États-Unis, et de Daniel Gluck, frère de Kenny Gluck, coordinateur de MSF Hollande dans le Caucase, enlevé en Tchétchénie appellent à sa libération.

12 janvier 2001

Source : AP archives (vidéo en anglais)

Lien vers la vidéo

Au sujet du kidnapping de Kenny Gluck, coordinateur de MSF Hollande dans le Caucase Marcel van Soest, directeur des opérations de MSF Hollande : « Tout d’abord, je dois mieux comprendre les motivations derrière cet enlèvement. Plusieurs scénarios sont possibles. À ce stade, il n’est pas pertinent de discuter d’une rançon. Nous ne payons normalement pas de rançon — c’est notre politique, et je pense que nous y resterons fidèles. »

15 janvier 2001 

Source : AP (vidéo en anglais)

aparchive.com

4 février 2001 

Lien vers la vidéo

Lors d’une conférence de presse, Kenneth Gluck, employé de MSF, pris en otage et récemment libéré, déclare que ses ravisseurs en Tchétchénie l’ont bien traité. Il raconte sa libération.

8 février 2001

Source : AP (vidéo en anglais)

Des membres de MSF étaient en attente à Moscou jeudi pour dialoguer Selon Stephan Oberreit, directeur de la communication de MSF France informe qu’une équipe MSF se tient prête à dialoguer avec des hommes armés tchétchènes qui tiennent en otage des centaines de personnes dans le théâtre Doubrovka à Moscou.   Une otage libérée, Maria Shkolnikova a indiqué à une station de radio moscovite que les preneurs d’otages ont demandé à MSF d’agir en tant que médiateur dans les négociations avec le gouvernement russe.

24 octobre 2002 

Source : AP (vidéo en anglais)

700 personnes sont prises en otage dans le  théâtre Doubrovka de Moscou. Les rebelles tchétchènes demandent la fin de l’occupation russe de leur république du Caucase.

24 octobre 2002

Source : INA/France 2

Après 15h d’assaut, les forces russes ont réussi à libérer les otages du théâtre de Moscou. Près de 90 otages ont perdu la vie au cours de cette opération militaire. Les commandos tchétchènes ont été exécutés.

26 octobre 2002 

Source : INA/ France 3 

Interview de Jean-Hervé Bradol, président du conseil d’administration de MSF France, au sujet de l’enlèvement d’Arjan Erkel au Daghestan : « Il y a un certain degré d’implication des services officiels dans cette histoire. »

12 août 2003 

Source : INA/ France 3

rts.ch

Reportage sur l’enlèvement d’Arjan Erkel, coordinateur de MSF au Daghestan, pris en otage depuis plus d’un an et demi. Jean-Christophe Azé, coordinateur de la cellule de crise de MSF Suisse, qui décrit les tentatives de son équipe pour entrer en contact avec les ravisseurs.

7 mars 2003

Source : RTS 

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Interview d’Arjan Erkel, coordinateur de MSF au Daghestan, après sa libération : « Je tiens à profiter de cette occasion pour remercier MSF de m’avoir sorti de ce cauchemar. »

11 avril 2004

Source : AP (vidéo en anglais)