Emergency Malaria Outbreak South Kivu DRC

Nord-Kivu

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Nos projets au Nord-Kivu

Depuis cinq ans, MSF intervient en appui au Ministère de la Santé pour améliorer la prise en charge des personnes vivant avec le VIH/Sida  PVVIH dans la ville de Goma à travers la décentralisation des activités de prise en charge du VIH et des maladies associées, comme la tuberculose.

Depuis août 2015, MSF accompagne cinq structures de santé en vue d’offrir des soins gratuits et de qualité aux patients des zones de santé de Karisimbi (hôpital général Virunga, centre de santé de référence de Kahembe et hôpital militaire), et Goma (centre de santé de Himbi et hôpital Heal Africa qui inclut notamment un volet de prise en charge des enfants vivant avec le VIH). Ce projet a été doté d’un deuxième axe d’intervention pour faciliter l’accès aux soins pour les enfants vivant dans la rue et les professionnels du sexe.

La zone de santé de Kibirizi couvre une population de plus de 360 000 personnes. MSF y a démarré ses activités en mai 2018 en vue d’apporter une assistance médico-chirurgicale aux populations victimes de conflits, notamment dans trois structures sanitaires dont l’Hôpital général de référence et deux centres de santé. Nous appuyons également le référencement des patients via la dotation d’une ambulance médicalisée à la zone de santé.

À l’hôpital de Kibirizi, MSF a mis en place une unité pour les urgences ; une banque de sang ; une unité pédiatrie et nutrition ainsi qu’un service d’isolement pour les pathologies à potentiel épidémique. MSF offre en outre des soins spécifiques pour les personnes victimes de violences sexuelles.

Au niveau primaire, MSF accompagne trois structures de santé qui offrent un paquet de soins composé de consultations curatives gratuites pour les enfants de 0 à 15 ans ; la prise en charge des cas de malnutrition aiguë modérée en ambulatoire et la prise en charge des personnes victimes de violences.

En juillet 2020, MSF a mené une campagne de vaccination contre la rougeole dans 10 aires de santé accessibles à ses équipes : 46 062 enfants ont pu être vaccinés et protégés contre cette maladie bien souvent mortelle pour les plus petits.

Depuis mai 2017, MSF offre une assistance médico-chirurgicale aux populations victimes des conflits dans la zone de santé de Bambu. Quatre structures de santé bénéficient du soutien des équipes médicales, l’Hôpital général de référence (HGR) et trois centres de santé. Ces centres assurent gratuitement les consultations curatives des enfants de 0 à 15 ans, la prise en charge de la malnutrition aiguë modérée et la prise en charge des personnes victimes de violences sexuelles.

Le dispositif opérationnel en place à l’HGR inclue l’accompagnement du service des urgences et des unités de pédiatrie et de nutrition thérapeutique intégrée ; la gestion de la banque de sang et la prise en charge des personnes victimes de violences sexuelles. Un service d’isolement et de prise en charge des pathologies à haut potentiel épidémique (telles que la Covid-19, la rougeole ou le cholera) a été construit au sein de l’HGR. Une ambulance donnée par MSF assure le référencement des patients ayant besoin de soins plus sophistiqués vers l’hôpital de Rutshuru.

Au cours de l’année, la situation épidémiologique de la zone de santé de Bambu a également nécessité la prise en charge en urgence de cas de choléra et de rougeole.

Les tensions cycliques et le manque chronique de ressources médicales a poussé MSF à maintenir ses activités dans la région de Rutshuru, auprès de quatre centres de santé et de l’hôpital général. Au sein de cet établissement, MSF appuie les unités d’urgences et de nutrition pédiatrique, les soins intensifs et la chirurgie ainsi que les services de laboratoire, de radiologie et de kinésithérapie. L’hôpital a également été doté d’un centre d’isolement et de prise en charge des patients souffrant de pathologies à haut potentiel épidémique telles que la COVID-19.

Dans les centres de santé, MSF se concentre sur la prise en charge des enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère et modérée. Sur 2 602 cas de malnutrition aiguë pris en charge par MSF, 1 641 l’ont été en ambulatoire (à domicile), contre 961 qui ont nécessité une hospitalisation.

Le projet, fermé en février en 2020, a été initié par MSF en juin 2018 dans la zone de santé de Lubero en vue de répondre aux besoins médicaux d’urgence identifiés par nos équipes depuis 1994, date à laquelle MSF a commencé à intervenir dans ces zones du Grand Nord Kivu.

La détérioration de la situation sécuritaire dans ce territoire du Lubero, et plus particulièrement au sud, affecté par les violences causées par les groupes armés, avait déclenché cette intervention en soutien à l’hôpital général de Lubero, particulièrement aux services des urgences, de la pédiatrie, de l’unité nutritionnelle thérapeutique et  pour la prise en charge des personnes victimes de violences sexuelles.

En près de deux ans, MSF a également accompagné un centre périphérique, pour les patients en consultation externe ; les enfants malnutris et les cas de violences sexuelles.

Cela fait 12 ans que MSF apporte une assistance médicale d’urgence à la population de la zone de santé de Mweso, en territoire de Masisi, affectée par un conflit aigu qui provoque régulièrement des déplacements massifs de populations.  

En collaboration avec le Ministère de la Santé, MSF fournit un paquet complet de soins de santé primaires préventifs et curatifs qui ciblent la prise en charge psychologique et la santé mentale des patients ainsi que la vaccination, la nutrition thérapeutique ambulatoire et les activités de santé sexuelle et reproductive dans les centres de santé de Kalembe, Kashuga, Bibwe, Bushanga et dans un poste de santé à Mpati.  

L’organisation offre en outre un appui partiel à quatre structures de santé (Katsiru, Malemo, Kamonyi, et Ibuga) pour la prise en charge du paludisme, des maladies diarrhéiques, des infections respiratoires et des violences sexuelles. 

Les cliniques « Tumaini » (Espoir) et Kitchanga proposent des soins de santé de la reproduction, ainsi que le traitement médical et psychologique des personnes ayant survécu à des violences sexuelles.

En outre, MSF appuie l’ensemble des soins curatifs à l’Hôpital général de référence de Mweso (chirurgie, pédiatrie, néonatologie, nutrition, gynécologie-obstétrique, médecine interne, santé mentale et urgences), ainsi que les services de laboratoire et d’hygiène.

En raison d’une recrudescence de l’insécurité qui frappe les provinces du Nord et du Sud-Kivu depuis le mois de juillet, MSF a réduit ses mouvements avec une gestion à distance des structures de santé appuyées.

Riche en ressources minières, le territoire de Walikale fait pourtant face à de nombreux défis : le système de santé y est précaire (en termes d’isolation des patients et de manque d’intrants, de ressources humaines et de moyens financiers) ; les affrontements armés fréquents et la plupart des acteurs humanitaires et de développement ont mis fin à leurs activités depuis plus de trois ans, laissant la population dans une situation de grande vulnérabilité.  

Présent à Walikale depuis huit ans, MSF travaille en appui au Ministère de la Santé à l’Hôpital général de référence, notamment dans les services des urgences pédiatriques, de nutrition thérapeutique, de gynécologie-obstétrique – dont un service de néonatologie et un village d’accueil pour les femmes présentant des grossesses à risque -, ainsi que dans une partie du bloc opératoire. MSF assure également l’hygiène et le service de laboratoire pour l’ensemble de l’hôpital.

Afin de garantir des soins de santé primaires à une plus grande partie de la population, l’organisation soutient cinq centres de santé (CS) via un paquet complet d’activités (CS  8ème CEPAC à Walikale centre, Mpofi, Nyasi, Eliba, Ndofia). Par ailleurs, MSF appuie la prise en charge du paludisme, des diarrhées et des infections respiratoires dans les postes de santé de Luvungi, Ngora, Kasindi, Obaye et Shabunda. Les centres de santé Luvungi et Ngora organisent également la prise en charge de personnes ayant survécu à des violences sexuelles. Enfin, une clinique « Tumaini », dans le centre de Walikale, fournit des soins de santé de la reproduction et la prise en charge médicale et psychologique des personnes ayant vécu des violences sexuelles.

MSF mène également des activités de promotion de la santé et d’engagement communautaire en mettant l’accent sur les services de santé disponibles (y compris la prise en charge des violences sexuelles et les outils de planification familiale) ainsi que sur l’importance de l’hygiène, de la vaccination et d’une nutrition adaptée à l’âge de l’enfant.

Depuis près de 15 ans, MSF apporte des soins de santé primaire et secondaire dans la Zone de Santé de Masisi, aussi bien pour la population locale que pour les personnes déplacées. MSF est l’un des rares acteurs présents de manière permanente et ce malgré des besoins humanitaires très importants. En 2020, le contexte sécuritaire s’est encore dégradé, en raison notamment de la fragmentation des groupes armés existants et de la multiplication des combats. La population civile paye un très lourd tribut : les cas de patients nécessitant une prise en charge en traumatologie après avoir subi des blessures par balle ou arme blanche ont augmenté au cours de l’année 2020, en particulier au dernier trimestre de l’année. Quant au nombre de personnes victimes de violences sexuelles, il reste élevé dans la zone de santé : 817 personnes ont été prises en charge en 2020.

Plusieurs incidents graves ont limité le déploiement des activités des acteurs humanitaires présents, y compris MSF. Malgré ces difficultés, nous avons pu maintenir l’accès à des soins de santé essentiels pour la population, en poursuivant notre soutien à l’Hôpital général de référence (HGR) de Masisi et aux trois structures de santé périphériques de Masisi, Nyabiondo et Mahya. En 2020, 164 456 consultations ont ainsi été réalisées au sein des structures de santés appuyées par MSF, la plupart pour des cas de paludisme, de diarrhées, d’infections respiratoires ou encore de malnutrition aiguë sévère, avec ou sans complications médicales.

Malgré un environnement dégradé, l’HGR de Masisi et le centre de santé de référence de Nyabiondo ont poursuivi leurs activités de chirurgie pour les personnes nécessitant des soins d’urgence. Les consultations de planification familiale, suivi de grossesse et prise en charge des personnes victimes de violences sexuelles se sont poursuivies toute l’année par les équipes médicales de l’HGR, du centre de santé de Masisi et du centre de santé de référence de Nyabiondo. Le service de référencement par ambulance a également pu être maintenu dans la zone de santé, en collaboration avec les autorités sanitaires locales.

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