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L’espace Grand Katanga, au Sud de la République démocratique du Congo (RDC), est fréquemment touché par les flambées épidémiques, notamment la rougeole et le choléra. Depuis le début de l’année, plus 17 762 cas suspects de rougeole et plus de 174 décès ont été enregistrés, tandis que plus de 15 724 cas suspects et 294 décès de choléra ont été rapportés. Face à l’absence d’acteurs humanitaires et malgré les difficultés d’accès et la méfiance de certaines communautés envers les soins médicaux, Médecins Sans Frontières (MSF) a intensifié ses efforts pour faire face à ces épidémies.
L’espace Grand Katanga, au Sud de la République démocratique du Congo (RDC), est fréquemment touché par les flambées épidémiques, notamment la rougeole et le choléra. Depuis le début de l’année, plus 17 762 cas suspects de rougeole et plus de 174 décès ont été enregistrés, tandis que plus de 15 724 cas suspects et 294 décès de choléra ont été rapportés. Face à l’absence d’acteurs humanitaires et malgré les difficultés d’accès et la méfiance de certaines communautés envers les soins médicaux, Médecins Sans Frontières (MSF) a intensifié ses efforts pour faire face à ces épidémies.
© MSF

RDC : À Mulongo, les ruptures de médicaments menacent l'accès aux soins de près de 428 000 personnes

L’espace Grand Katanga, au Sud de la République démocratique du Congo (RDC), est fréquemment touché par les flambées épidémiques, notamment la rougeole et le choléra. Depuis le début de l’année, plus 17 762 cas suspects de rougeole et plus de 174 décès ont été enregistrés, tandis que plus de 15 724 cas suspects et 294 décès de choléra ont été rapportés. Face à l’absence d’acteurs humanitaires et malgré les difficultés d’accès et la méfiance de certaines communautés envers les soins médicaux, Médecins Sans Frontières (MSF) a intensifié ses efforts pour faire face à ces épidémies.
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Dans la zone de santé de Mulongo, dans la province du Haut-Lomami, les ruptures récurrentes de médicaments, de tests diagnostiques et d'autres intrants médicaux essentiels fragilisent l'accès aux soins pour près de 428 000 personnes. Une évaluation conjointe menée par Médecins Sans Frontières (MSF) et le ministère de la Santé en avril 2026 révèle une situation préoccupante qui compromet la prise en charge de maladies comme le paludisme, le VIH, la tuberculose et la malnutrition. 

L'évaluation a révélé des ruptures ou des stocks très faibles de médicaments essentiels et de tests diagnostiques dans plusieurs programmes de santé. Les structures sanitaires font notamment face à des ruptures de médicaments antipaludiques, à des difficultés persistantes d'accès aux services liés au VIH, notamment les tests de dépistage, les traitements nécessaires pour prévenir et prendre en charge les infections liées au VIH et les antirétroviraux pédiatriques, ainsi qu'à l'absence d'intrants et d’organisations prenant en charge la malnutrition depuis 2018, laissant les enfants souffrant de malnutrition sans réponse adaptée depuis près de neuf ans. 

 Répartie sur 26 aires de santé, la zone de santé de Mulongo compte 48 structures sanitaires. Pourtant, plusieurs services essentiels restent limités dans la zone. La prise en charge du VIH n'est disponible que dans trois structures, tandis que le dépistage de la tuberculose est assuré dans seulement deux. 

Les patients paient le prix des pénuries 

Pour les patients, ces ruptures entraînent des retards de diagnostic de quelques jours à plusieurs semaines selon les structures de santé, ainsi que des interruptions de traitement dues à des pénuries de médicaments essentiels. Ces ruptures concernent notamment les traitements antipaludiques, qui peuvent manquer jusqu'à trois mois, ainsi que les traitements antirétroviraux (ARV), dont les stocks peuvent être interrompus jusqu'à dix mois dans certaines structures. Elles touchent l'ensemble des services concernés et les patients pris en charge, réduisant ainsi l'accès à des soins de qualité et la disponibilité des services. 

« Lorsqu'un traitement n'est pas disponible à temps, certaines maladies peuvent s'aggraver et nécessiter une hospitalisation. L'absence de tests diagnostiques retarde également l'identification de maladies comme le paludisme, la tuberculose ou le VIH, réduisant les chances d'une prise en charge précoce (...)» Dr Pascal, coordinateur médical adjoint de MSF

Ces ruptures aggravent également les difficultés financières des ménages. Les consultations coûtent entre 2 500 et 7 500 francs congolais, tandis que certaines prises en charge plus complexes notamment pour le paludisme grave, peuvent atteindre  plus de 39 000 francs congolais, soit près de 5.5 jours de salaire minimum en RDC. 

Au-delà du coût financier, les conséquences médicales peuvent être lourdes. 

« Lorsqu'un traitement n'est pas disponible à temps, certaines maladies peuvent s'aggraver et nécessiter une hospitalisation. L'absence de tests diagnostiques retarde également l'identification de maladies comme le paludisme, la tuberculose ou le VIH, réduisant les chances d'une prise en charge précoce. Pour les enfants souffrant de malnutrition, les femmes enceintes et les personnes atteintes de maladies chroniques, ces retards peuvent entraîner des complications graves, voire mettre leur vie en danger », alerte Dr Pascal, coordinateur  médical adjoint de MSF.  

Des ruptures devenues chroniques 

À Mulongo, ces pénuries ne sont pas des incidents isolés. Elles reflètent des difficultés structurelles qui affectent la chaîne d'approvisionnement en médicaments et intrants essentiels, particulièrement dans les zones enclavées du pays. 

Les contraintes logistiques, notamment l'état dégradé des routes, les longues distances, les inondations saisonnières et les difficultés de transport, compliquent l'acheminement des produits de santé. Dans certaines localités, le réapprovisionnement peut prendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois, exposant les structures sanitaires à des ruptures répétées. 

Cependant, ces difficultés ne s'expliquent pas uniquement par les obstacles liés au transport. Elles sont également liées à des facteurs systémiques, notamment les défis de planification des besoins, la coordination entre les différents acteurs de la chaîne d'approvisionnement, la disponibilité des financements pour certains programmes de santé et la dépendance à certains appuis extérieurs. Dans ce contexte, les récentes baisses de financements de certains bailleurs internationaux, notamment des États-Unis, rendent l'environnement de financement des programmes de santé encore plus contraint. Une meilleure compréhension de ces facteurs, en concertation avec les autorités sanitaires et les partenaires concernés, est nécessaire pour identifier des solutions durables. 

Dr. Kanouté Dialla Chef de programme adjoint – Grand Katanga « Garantir la disponibilité continue des médicaments, des tests diagnostiques et des produits nutritionnels est indispensable pour assurer des soins de qualité. Les ruptures répétées observées à Mulongo montrent l'urgence de renforcer les mécanismes d'approvisionnement afin que les patients reçoivent les soins dont ils ont besoin, au moment où ils en ont besoin »
L’espace Grand Katanga, au Sud de la République démocratique du Congo (RDC), est fréquemment touché par les flambées épidémiques, notamment la rougeole et le choléra. Depuis le début de l’année, plus 17 762 cas suspects de rougeole et plus de 174 décès ont été enregistrés, tandis que plus de 15 724 cas suspects et 294 décès de choléra ont été rapportés. Face à l’absence d’acteurs humanitaires et malgré les difficultés d’accès et la méfiance de certaines communautés envers les soins médicaux, Médecins Sans Frontières (MSF) a intensifié ses efforts pour faire face à ces épidémies.
L’espace Grand Katanga, au Sud de la République démocratique du Congo (RDC), est fréquemment touché par les flambées épidémiques, notamment la rougeole et le choléra. Depuis le début de l’année, plus 17 762 cas suspects de rougeole et plus de 174 décès ont été enregistrés, tandis que plus de 15 724 cas suspects et 294 décès de choléra ont été rapportés. Face à l’absence d’acteurs humanitaires et malgré les difficultés d’accès et la méfiance de certaines communautés envers les soins médicaux, Médecins Sans Frontières (MSF) a intensifié ses efforts pour faire face à ces épidémies.
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Renforcer durablement la chaîne d'approvisionnement 

Face à cette situation, renforcer durablement la chaîne d'approvisionnement constitue une urgence pour prévenir de nouvelles ruptures de stock. De la planification des besoins jusqu'à la distribution dans les structures de santé, chaque étape reste vulnérable aux retards logistiques, aux difficultés d'accès et au manque de financement, compromettant ainsi la disponibilité continue des médicaments et des intrants essentiels. 

« Garantir la disponibilité continue des médicaments, des tests diagnostiques et des produits nutritionnels est indispensable pour assurer des soins de qualité. Les ruptures répétées observées à Mulongo montrent l'urgence de renforcer les mécanismes d'approvisionnement afin que les patients reçoivent les soins dont ils ont besoin, au moment où ils en ont besoin », Dr.Kanouté  Dialla Chef de programme adjoint – Grand katanga.

Les autorités sanitaires, associées à l'évaluation menée dans la zone de santé de Mulongo, doivent également préciser les causes identifiées de ces ruptures ainsi que les mesures envisagées pour rétablir un approvisionnement régulier en médicaments et intrants essentiels. MSF appelle les autorités sanitaires, les programmes nationaux et les partenaires techniques et financiers à renforcer les mécanismes de planification, de distribution et de sécurisation des stocks en particulier dans les zones les plus isolées. Sans investissements durables dans les systèmes d'approvisionnement et de santé, des milliers de personnes continueront d'être privées de soins essentiels.