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Living conditions in the displacement site of Lushagala, located west of Goma, are extremely precarious. Established near a dumping site, the population in the camp survive in very unsanitary conditions. The lack of drinking water and latrines, combined with inadequate and overcrowded shelters, create conditions conducive to the outbreak and spread of diseases. MSF medical teams responded to a cholera outbreak during the months of March and April, which has considerably reduced after some improvements in access to clean water and sanitation. Humanitarian actors as well as Congolese authorities must redouble their efforts to improve living conditions of displaced populations.
Les conditions de vie dans le site de déplacement de Lushagala, situé à l'ouest de Goma, sont extrêmement précaires. Installée à proximité d'une décharge, la population du camp survit dans des conditions très insalubres. Le manque d'eau potable et de latrines, combiné à des abris inadéquats et surpeuplés, crée des conditions propices à l'apparition et à la propagation de maladies. Les équipes médicales de MSF ont répondu à une épidémie de choléra au cours des mois de mars et d'avril, qui a considérablement diminué après quelques améliorations dans l'accès à l'eau potable et à l'assainissement. Les acteurs humanitaires ainsi que les autorités congolaises doivent redoubler d'efforts pour améliorer les conditions de vie des populations déplacées.
© MSF/Alexandre Marcou

Goma : MSF cartographie les sites des déplacés pour améliorer l’aide humanitaire

Les conditions de vie dans le site de déplacement de Lushagala, situé à l'ouest de Goma, sont extrêmement précaires. Installée à proximité d'une décharge, la population du camp survit dans des conditions très insalubres. Le manque d'eau potable et de latrines, combiné à des abris inadéquats et surpeuplés, crée des conditions propices à l'apparition et à la propagation de maladies. Les équipes médicales de MSF ont répondu à une épidémie de choléra au cours des mois de mars et d'avril, qui a considérablement diminué après quelques améliorations dans l'accès à l'eau potable et à l'assainissement. Les acteurs humanitaires ainsi que les autorités congolaises doivent redoubler d'efforts pour améliorer les conditions de vie des populations déplacées.
© MSF/Alexandre Marcou
Responding to war in Ukraine
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En collaboration avec les étudiants de l’Université Libre des Pays des Grands Lacs (ULPGL) de Goma au Nord-Kivu, MSF a organisé le « Mapathon » du 3 au 5 avril 2024, en vue de cartographier les camps accueillant les personnes déplacées à l’Ouest de la ville de Goma, notamment Buhimba, Bulengo, CEBCA, 8eme CEPAC, Lwashi, SamSam, et Lushagala. Au total, 40 étudiants ont pris part à cette initiative. Cette méthode permet de déterminer le nombre de ménages et d’habitants qui se trouvent dans les différents camps et donc d’aider à mieux planifier les interventions des différents acteurs humanitaires.

« Le premier jour, nous avons travaillé avec les étudiants en leur enseignant d’abord la partie théorique. Les deux jours suivant étaient consacrés à la pratique. Cet exercice a permis aux étudiants, supervisés par le staff MSF, de digitaliser tous les abris sous forme de carrés ou de rectangles à l’aide des ordinateurs portables. Le camp de Buhimba a été le premier à être cartographié puis suivront les autres camps où MSF intervient. Ensuite, nous multiplierons le nombre d'abris recensés par le nombre moyen de personnes par abri afin d'obtenir une estimation de la population dans chaque camp », explique Jean-Marie Mitima, responsable des activités épidémiologiques de MSF à Goma.

Alors que les affrontements se poursuivent à l’Est de la RDC, des personnes en quête de paix continuent d’arriver vers la capitale du Nord-Kivu. En constante aggravation, la situation alarme d’autant plus à l'heure où certains camps de déplacés atteignent leur capacité d’accueil maximale. Les nouveaux arrivants érigent des abris sur les espaces vides restants qui deviennent rapidement des camps informels de grande envergure.

Jeanne Nyirarwango, 64, from Rugari in Rutshuru territory, in her shelter at the Kanyaruchinya site for displaced people, north of Goma, North Kivu, Democratic Republic of Congo, 3 January 2024.
Jeanne Nyirarwango, 64 ans, originaire de Rugari dans le territoire de Rutshuru, dans son abri sur le site de personnes déplacées à Kanyaruchinya, au nord de Goma, Nord-Kivu, République démocratique du Congo, 3 janvier 2024.
Philémon Barbier

Face à cette situation, l’aide humanitaire et la coordination entre les différents acteurs à l'œuvre restent insuffisantes. Le nombre de ménages présents dans ces camps reste approximatif et nécessite une actualisation constante. Cette méthode permet de préciser le nombre d’abris afin d'adapter la réponse humanitaire aux besoins réels et immédiats et dont d’autres acteurs pourront s’en servir.

« Sur base des lacunes observées dans les différentes interventions humanitaires, nous avons souhaité constituer cette base de données pour avoir une meilleure estimation du nombre total de personnes déplacées. Cette information sera très utile dans la planification de nos prochaines actions humanitaires, telles que la vaccination multi-antigène, l’installation d’infrastructures sanitaires comme des latrines ou encore pour déterminer la quantité d’eau à fournir », conclut-il.