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Nathanaël Wathum est relais communautaire. Il est le lien entre la communauté et le centre de santé qui couvre la zone. Son rôle est essentiel pour transmettre les informations de l'un vers l'autre et vice et versa. Des décès, des déplacements, des évènements importants, il est au courant de tout ce qu'il se passe. En effet, il est une personne influente et respectée de la communauté. Lorsqu'une organisation présente dans la région a besoin de transmettre des informations, se présenter ou comprendre le fonctionnement d'une communauté, elle s'adresse au centre de santé de cette dernière qui lui présente les relais communautaires.
Dans la situation actuelle, comme il est important d'impliquer la population dans la réponse, le relais communautaire transmet les contacts clefs, fait le tour des ménages en rencontrant la population et partage les messages de prévention, écoute les requêtes mais aussi est tenu au courant des décès communautaires. Ce qui permet d'avoir une meilleure compréhension de l'évolution de l'épidémie et aide à mieux répondre aux défis posés par l'épidémie.

Nathanaël Wathum is a community liaison officer. He acts as the link between the community and the health centre serving the area. His role is vital in passing information from one to the other and vice versa. Whether it’s deaths, displacement or significant events, he is aware of everything that is happening. Indeed, he is an influential and respected figure in the community. When an organisation operating in the region needs to pass on information, introduce itself or understand how a community functions, it contacts the community’s health centre, which then introduces it to the community liaisons.
In the current situation, as it is important to involve the local population in the response, the community liaison officer passes on key contacts, visits households to meet with residents and shares prevention messages, listens to requests, and is also kept informed of deaths within the community. This provides a better understanding of how the epidemic is developing and aids the response.
Nathanaël Wathum est relais communautaire. Il est le lien entre la communauté et le centre de santé qui couvre la zone. Son rôle est essentiel pour transmettre les informations de l'un vers l'autre et vice et versa. Des décès, des déplacements, des évènements importants, il est au courant de tout ce qu'il se passe. En effet, il est une personne influente et respectée de la communauté. Lorsqu'une organisation présente dans la région a besoin de transmettre des informations, se présenter ou comprendre le fonctionnement d'une communauté, elle s'adresse au centre de santé de cette dernière qui lui présente les relais communautaires. Dans la situation actuelle, comme il est important d'impliquer la population dans la réponse, le relais communautaire transmet les contacts clefs, fait le tour des ménages en rencontrant la population et partage les messages de prévention, écoute les requêtes mais aussi est tenu au courant des décès communautaires. Ce qui permet d'avoir une meilleure compréhension de l'évolution de l'épidémie et aide à mieux répondre aux défis posés par l'épidémie.
© Julien Dewarichet/MSF

100 jours d'Ebola en RDC : la nécessité d'une réponse plus rapide et plus flexible pour endiguer la propagation meurtrière de la maladie

Nathanaël Wathum est relais communautaire. Il est le lien entre la communauté et le centre de santé qui couvre la zone. Son rôle est essentiel pour transmettre les informations de l'un vers l'autre et vice et versa. Des décès, des déplacements, des évènements importants, il est au courant de tout ce qu'il se passe. En effet, il est une personne influente et respectée de la communauté. Lorsqu'une organisation présente dans la région a besoin de transmettre des informations, se présenter ou comprendre le fonctionnement d'une communauté, elle s'adresse au centre de santé de cette dernière qui lui présente les relais communautaires. Dans la situation actuelle, comme il est important d'impliquer la population dans la réponse, le relais communautaire transmet les contacts clefs, fait le tour des ménages en rencontrant la population et partage les messages de prévention, écoute les requêtes mais aussi est tenu au courant des décès communautaires. Ce qui permet d'avoir une meilleure compréhension de l'évolution de l'épidémie et aide à mieux répondre aux défis posés par l'épidémie.
© Julien Dewarichet/MSF

Alors que l'on approche les 100 jours depuis la déclaration de l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC), Médecins Sans Frontières (MSF) alerte : les communautés ne bénéficient pas d'un soutien suffisant pour endiguer la maladie. Cette épidémie est devenue la plus importante et la plus meurtrière de l’histoire du pays. Elle continue de se propager à un rythme alarmant au sein de communautés qui sont, notamment, déjà confrontées au quotidien à des conflits, à la violence, aux déplacements et à la faim. 

Il est urgent de renforcer la formation des professionnel·le·s de santé et des responsables communautaires en matière de dépistage des cas, d'orientation vers des services spécialisés et de mesures de prévention et de lutte contre l'infection au sein des communautés touchées par l'épidémie. 

« Cette épidémie continue de se propager, à un rythme que la réponse ne parvient pas à suivre. Les centres de traitement restent essentiels pour sauver des vies, mais cette réponse nécessite bien plus que des lits supplémentaires. Elle requiert un meilleur dépistage, l’isolement sécurisé des personnes malades et de leurs contacts, ainsi qu’un soutien aux professionnel·le·s de santé. » Dr Javid Abdelmoneim, président international de MSF

Au cours de la semaine écoulée, un décès dû à la maladie d'Ebola a été signalé toutes les 30 minutes environ. En date du 16 août, les autorités nationales avaient recensé plus de 5 000 cas confirmés et plus de 2 300 décès depuis le début de l'épidémie.  

« Cette épidémie continue de se propager, à un rythme que la réponse ne parvient pas à suivre, déclare le Dr Javid Abdelmoneim, président international de MSF. Les centres de traitement restent essentiels pour sauver des vies, mais cette réponse nécessite bien plus que des lits supplémentaires. Elle requiert un meilleur dépistage, l’isolement sécurisé des personnes malades et de leurs contacts, ainsi qu’un soutien aux professionnel·le·s de santé. Les personnes qui se rendent dans les structures de santé existantes doivent également être protégées contre l’infection. Il est essentiel que la réponse soit élaborée avec les communautés et non sans qu'elles y participent. » 

En Ituri, dans le camp de déplacé·e·s de Rho, près de Drodro, les responsables communautaires travaillent avec MSF pour encourager les personnes présentant des symptômes à se faire dépister, à s’isoler et à se faire soigner rapidement. Ils et elles promeuvent également des mesures de prévention et de lutte contre l’infection afin de réduire le risque de transmission au sein de la communauté. Dans ce camp surpeuplé, qui accueille près de 50 000 personnes, cette collaboration permet de limiter la propagation du virus Ebola et de réduire la mortalité.  

« Nous connaissons nos communautés et savons comment atteindre nos concitoyen·ne·s, déclare Ezrome Kiza Lumani, un responsable communautaire vivant dans le camp. Lorsque le virus Ebola est apparu, nous n’avons pas attendu. Nous avons discuté avec les familles, écouté leurs craintes et encouragé les personnes présentant des symptômes à se faire soigner. Nous avons un rôle crucial à jouer pour enrayer cette épidémie. » 

Trish Newport, responsable du programme d’urgence de MSF en Ituri « Alors que des cas apparaissent dans de nouvelles régions qui n’ont que peu, voire aucune expérience en matière de prise en charge d'Ebola, il y a un besoin urgent de professionnel·le·s de santé formé·e·s à la prise en charge de la maladie, non seulement au sein des centres de traitement, mais aussi directement au sein des communautés touchées »
Decontamination teams are visiting the home of a patient who is being treated at the Elikya Ebola treatment centre. She has tested positive for the Bundibugyo virus.
To break the chain of transmission, they go through the house and decontaminate everything that has come into contact with the infected person: clothes, armchairs, doors, windows and mattresses.
These decontamination measures ensure that the family can continue to live in the home without risking infection.
They are accompanied by a family member, wearing personal protective equipment, who shows them around the different rooms and ensures the decontamination process runs smoothly by providing the necessary information.
Once the inside of the house has been decontaminated, the teams go round the property and decontaminate the kitchen and the toilets, which are located outside.
A decontamination team visits the home of a patient who has tested positive and is being treated at the Elikya Ebola treatment centre. To break the chain of transmission, they go through the house and decontaminate everything that has come into contact with the infected person. Democratic Republic of Congo, August 2026.
© Julien Dewarichet/MSF

Depuis que l’épidémie a été officiellement déclarée, plus de 60 % des décès dus à la maladie en RDC ont eu lieu en dehors – et souvent loin – des centres de traitement d’Ebola. Cela signifie que de nombreuses personnes meurent chez elles ou au sein de leur communauté sans recevoir de soins et que le virus continue de se propager avant même que les cas ne soient détectés. Il est inquiétant de constater que le nombre de cas augmente rapidement au-delà de l’épicentre situé en Ituri, la province du Nord-Kivu enregistrant des taux de mortalité particulièrement élevés ainsi qu’une grande méfiance à l’égard de la réponse mise en place. 

« Alors que des cas apparaissent dans de nouvelles régions qui n’ont que peu, voire aucune expérience en matière de prise en charge d'Ebola, il y a un besoin urgent de professionnel·le·s de santé formé·e·s à la prise en charge de la maladie, non seulement au sein des centres de traitement, mais aussi directement au sein des communautés touchées », ajoute Trish Newport, responsable du programme d’urgence de MSF en Ituri. 

MSF intervient actuellement dans les provinces de l'Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, de la Tshopo et du Haut-Uélé. Dans les zones touchées, les équipes gèrent six centres de traitement Ebola, ainsi que des unités d’isolement, avec plus de 400 lits, soit un tiers de l’ensemble des lits disponibles pour toute la riposte Ebola. Plus de 1 400 membres du personnel MSF sont mobilisé·e·s pour soutenir cette réponse. Depuis le début de l’épidémie, nos équipes ont admis plus de 2000 patient·e·s, parmi lesquel·le·s plus de 800 ont été confirmé·e·s comme atteint·e·s de la maladie d’Ebola. 

À Beni, dans la province du Nord-Kivu, nous avons travaillé à faire évoluer notre intervention pour l'ancrer au sein même des communautés. Nous soutenons les structures de santé existantes qui proposent également des services de médecine générale, indispensables pour sauver des vies. Cela permet de mettre rapidement en place un traitement systématique des symptômes. Partout où l'on lutte contre l'épidémie en RDC, il faut redoubler d'efforts pour que les personnes puissent bénéficier des soins dont elles ont besoin au plus près de chez elles.  

« Les professionnel·le·s de santé et les responsables communautaires doivent être formé·e·s pour aider à détecter les cas à un stade précoce, orienter les personnes en toute sécurité, renforcer la prévention et le contrôle des infections, et se protéger elles-mêmes ainsi que les autres contre la contamination, poursuit Trish Newport. L’Organisation mondiale de la Santé, d’autres agences des Nations unies, les organisations humanitaires, notamment MSF, et le ministère congolais de la Santé doivent de toute urgence généraliser cette formation et soutenir ces efforts. » 

Des responsables communautaires comme Emery Guba Mateso, lui aussi originaire du camp de déplacé·e·s de Rho, partagent leurs expériences afin d'encourager les gens à se faire soigner. Il a perdu son fils, emporté par Ebola, et a lui-même survécu à cette maladie par la suite.  

« En tant que personne ayant survécu à la maladie d’Ebola, le message que je souhaite transmettre à ma communauté est le suivant : dès l’apparition des premiers symptômes, il est important de chercher rapidement des soins médicaux, car un accès précoce à un traitement adapté augmente les chances de guérison », conclut Emery Guba Mateso.