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Sally Parker, MSF midwife, receives yet another pregnant woman at the MSF maternity. “Burundians are very stoic by nature. You will hardly ever hear them scream when they give birth, even though there is no epidural available here. Those who deliver for the first time might moan, but the tradition here is to stay silent.”
Mothers and their newborns stay only a few hours in the post-partum room. If there is no medical need for them or their baby to stay, they are directly sent home after having received supplementary vitamins. They will come back a week later for a medical checkup.

Tanzanie

© Louise Annaud/MSF
Responding to war in Ukraine
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MSF en Tanzanie MSF porte secours aux réfugiés qui vivent dans des camps surpeuplés en Tanzanie.
Tanzania Map IAR 2016

Selon les chiffres du HCR, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, la Tanzanie accueillait fin 2016 quelque 280 000 réfugiés, principalement du Burundi. En raison des troubles qui persistent dans leur pays, les Burundais continuent de traverser la frontière. En décembre, ils étaient plus de 10 000 à arriver chaque mois dans des camps déjà complets et débordés. Les organisations humanitaires présentes sur place peinaient à offrir des abris, de l’eau et des infrastructures d’assainissement en suffisance. L’accueil des nouveaux arrivants dans des abris communs surpeuplés et insalubres a aggravé la propagation de maladies, notamment le paludisme, les diarrhées et les infections respiratoires.

Pour répondre à la demande accrue de soins, MSF a intensifié ses services dans les trois camps : Nyarugusu, Nduta et Mtendeli, et les centres de santé existants à Nyarugusu et Nduta ont été réorganisés pour soigner le nombre important de cas de paludisme. Dans le camp de Mtendeli, MSF fournissait au quotidien environ 428 000 litres d’eau et assurait une surveillance de la santé dans la communauté jusqu’en septembre 2016, lorsque ces deux activités ont été transférées.

En septembre, après un grave séisme près de la ville de Bukoba, au Nord, MSF a donné du matériel médical d’urgence pour aider l’hôpital local à soigner les blessés.

Most refugees have now been allocated family shelters, where six people live. 
More than one year after they were pitched, some tents need to be repaired or replaced. But largely due to the pressure of the number of new arrivals and limited capacity of organisations working in the area, many people are still living in such shelters.
MSF est le principal fournisseur de soins de santé au camp de Nduta, l’un des trois camps qui peinent à offrir des abris à près d’un quart de million de réfugiés.
Louise Annaud/MSF

Camp de réfugiés de Nyarugusu

MSF a poursuivi son soutien au centre de nutrition thérapeutique intensive de l’hôpital du camp, et a traité 175 patients avant de transférer le projet à la Croix-Rouge tanzanienne en mars. Les cliniques mobiles de MSF qui ont assuré des consultations ambulatoires et des programmes de nutrition se sont progressivement arrêtées. Mais, trois cliniques mobiles qui visent spécifiquement à réduire la morbidité et la mortalité liées au paludisme restent déployées. Une unité de stabilisation de 40 lits et une banque du sang ont aussi été ouvertes. En 2016, MSF a mené 64 450 consultations ambulatoires, dont 46 380 pour du paludisme, et distribué 65 000 moustiquaires. Les équipes ont aussi assuré 24 550 consultations en santé mentale et soutenu l’approvisionnement en eau et l’assainissement. En décembre, elles avaient distribué au total 65,7 millions de litres d’eau.

Camp de réfugié de Nduta

MSF est le principal fournisseur de soins de santé dans le camp de Nduta et la seule organisation à offrir une gamme complète de services médicaux, y compris des soins en santé génésique, et la prise en charge de la malnutrition et des violences sexuelles. En 2016, MSF a réhabilité et agrandi l’hôpital de 120 lits, géré cinq dispensaires et assuré des dépistages médicaux, des vaccinations, les transferts vers d’autres structures, et un soutien en santé mentale. Durant l’année, l’équipe a mené 186 345 consultations ambulatoires, assisté plus de 3000 accouchements et traité près de 44 260 cas de paludisme. De plus, elle a assuré des actions de promotion de la santé, l’approvisionnement en eau et l’assainissement dans ce camp, et distribué 41 973 moustiquaires et 70,4 millions de litres d’eau entre janvier et octobre.

Histoire de patient

RAMADHANI LUBUNGA – 26 ans, réfugié burundais

« Je vis à Nyarugusu depuis six mois mais j'ai en fait passé le plus clair de ma vie comme réfugié : J'ai grandi dans un autre camp en Tanzanie, après que mes parents et moi-même avons été forcés de fuir notre pays. Malgré cela, je trouve les conditions de vie ici difficiles : c'est dur de trouver suffisamment de nourriture et d'eau, et vivre sous une tente, cela vous use. Je viens d'être diagnostiqué atteint de paludisme. Je ne peux pas m'arrêter de frissonner et de trembler. J'ai mal à la tête, j'ai la nausée et j'ai très froid. Je m'inquiète aussi pour ma femme. Elle est enceinte de quatre mois mais elle a mal au ventre et, maintenant, elle est à l'hôpital du camp. J'ai peur de ce qui pourrait arriver à notre enfant à naître.

Les réfugiés n'ont jamais la vie facile mais c'est mieux que vivre dans la peur chez soi. Je ne peux ni ne veux retourner dans mon pays. Je resterai dans ce camp jusqu'à ma mort. »

Ramadhani
“Refugees never have a good life - it`s a struggle to get enough food and water and living in a tent wears you down. But it`s better than living in fear at home, so I will stay in this camp until I die.”
Ramadhani, aged 26, has just been diagnosed with malaria at one of the three health posts MSF runs at Nyarugusu camp. He is one of the 6,802 people MSF treated for malaria in January in Nyarugusu.
“I`ve been sick since yesterday evening. I have a headache and nausea and feel very cold. I can`t stop shivering and shaking. I came to the MSF clinic today and the doctor here tested my blood and then told me I have malaria. I`m waiting to receive some medicine that will help me get better. I have a mosquito net in my tent in the camp and although I use it, I still got sick. I don`t know how I got ill. 
I`ve been living here for six months with my wife and two children, who are aged four and five. My wife is four months pregnant but has been having stomach pains so she was taken to the camp hospital. She`s there now and I`m waiting to hear how she is. I`m really worried about her and our baby. 
I have spent most of my life as a refugee. I grew up in another camp in Tanzania after my parents and I were forced to flee our country. I`m still not used to the conditions though and life here is difficult. Refugees never have a good life - it`s a struggle to get enough food and water and living in a tent wears you down. But it`s better than living in fear at home. I can`t and won`t go back home – I will stay in this camp until I die.”
© Ebby Shaban Abdallah/MSF