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MSF provides ambulatory and door to door testing for HIV.

Ouganda

© Guillaume Binet/MYOP
Responding to war in Ukraine
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MSF en Ouganda En 2016, le nombre de réfugiés a explosé en Ouganda. Le VIH reste un problème majeur de santé publique, malgré des améliorations significatives.
Uganda Map IAR 2016

Malgré une baisse du nombre de nouveaux cas par an (160 000 en 2010, 95 000 en 2014), 7% de la population (environ 1,5 million de personnes) est séropositive. Le VIH/sida est la maladie la plus meurtrière chez les adolescents africains. L’Ouganda ne fait pas exception. Les adolescentes sont aussi vulnérables à la violence sexuelle, aux grossesses précoces et/ou non désirées, et aux avortements dans des conditions insalubres.

Depuis 2013, MSF mesure la charge virale au point d’intervention à l’hôpital régional d’Arua, ce qui permet une détection rapide et le traitement précoce, et améliore l’état de santé des patients. De septembre 2013 à septembre 2016, 20’845 mesures ont été réalisées. Soixante patients chez qui un échec du traitement antirétroviral (ARV) de deuxième intention a été suspecté ont ensuite bénéficié d’un test de pharmacorésistance : 22 ont ainsi été confirmés en échec thérapeutique et 19 ont été mis sous traitement ARV de troisième intention.

Alice*, 36, Greater Equatoria Region, South Sudan. 
She receives a consultation from an MSF doctor in Bidi Bidi refugee camp in Norther Uganda. 

Her child, who is 1 years old, is malnourished and has diarrhoea. 

She decided to leave South Sudan after her brother was killed and all her neighbours were leaving. She didn’t want to stay behind alone. She travelled on foot with her 5 children, who are all under 6 years old, and her brother who is mentally ill. 
*name has been changed
Une réfugiée du Soudan du Sud est reçue en consultation par un médecin de MSF au camp de réfugiés de Bidibidi, au nord de l’Ouganda.
Charlotte Morris/MSF

À Kasese, MSF gère une clinique qui offre des soins primaires et intégrés aux adolescents, y compris des services en santé sexuelle et génésique, ainsi que la prévention, le dépistage et le traitement du VIH et de la tuberculose (TB). Des actions de sensibilisation communautaire (émissions de radio, marketing sur les médias sociaux, mise en réseau) et des activités ludiques encouragent les adolescents à venir consulter. En 2016, MSF a assuré plus de 11 700 consultations ambulatoires et 3200 adolescents ont fait le test VIH.

À Kasese, Kamwenge et Ruburizi, les trois districts autour des lacs George et Edouard, un projet de MSF vise à améliorer la détection et la prise en charge du VIH, de la TB et du paludisme chez les pêcheurs. Au cours de la campagne de dépistage lancée en février 2016, 13 771 personnes ont fait le test VIH aux sites d’accostage des bateaux de pêche. MSF fournit un appui technique à cinq centres de santé qui dispensent des soins complets et décentralisés dans ces sites. En 2016, 1234 mesures de charge virale ont été réalisées chez des patients sous traitement VIH.

Soigner les réfugiés

L’Ouganda est actuellement le pays d’Afrique qui accueille le plus de réfugiés : plus d’un million. Environ 700 000 ont fui les combats intenses qui ont éclaté au Soudan du Sud en juillet 2016.

Au Nord de l’Ouganda, l’afflux massif de réfugiés a submergé la capacité des partenaires opérationnels du HCR, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, notamment dans le nouveau camp de Bidibidi, qui a enregistré quelque 2000 nouveaux arrivants par jour, et qui comptait près de 230 000 personnes fin novembre. À Bidibidi, MSF a comblé des besoins non couverts, en particulier des consultations ambulatoires, en maternité et en hospitalisation, la surveillance des maladies, et la fourniture d’eau potable, de latrines et d’assainissement. En novembre, les équipes de MSF amenaient par camion 66 000 litres d’eau par jour. MSF a reçu au quotidien entre 60 et 200 personnes en consultation, dont 60% venaient pour du paludisme.