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A year and a half after the Ebola outbreaks in West Africa, many who survived infection with Ebola are now suffering from “post-Ebola syndrome.” Post-Ebola syndrome is characterized by severe joint and body pain, headaches, traumatic flashbacks, vision problems, hair loss, impaired hearing, extreme fatigue, insomnia, memory loss, anxiety attacks and more. In West Africa, as in Liberia, the use and abuse of paracetamol increased significantly after Ebola virus disease as people are afraid to get sick so just after few lines of fever people start to use it. Paracetamol is present in most of the medicines cabinets in every home and is sold under different names, which is why there is the risk of overdose when taken simultaneously multiple medications that contain it. Hepatic necrosis, with a peak after 3-4 days, it can lead to liver failure and encephalopathy, hemorrhage, hypoglycemia and cerebral edema in severe cases. It can be fatal if the liver transplant is not feasible. 
Many victims of this intoxication are babies as mothers overdose them with Paracetamol after first symptoms of fever and ufortunately some of them reach the few hospitals when it is already too late because of road conditions and a lack of safe transports. Médecins sans frontières France manage the Bardnesville Junction Hospital (BJH) in Gardnesville (Liberia) and face this tragic phenomenon.
photo © Marco Garofalo 2016

Liberia

© Marco Garofalo
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MSF en Liberia L'épidémie d'Ebola qui a touché l’Afrique occidentale en 2014-2015 a dévasté le système de santé libérien déjà fragile et privé d'infrastructures médicales adéquates.
Liberia Map IAR 2016

Plus de 4 800 décès ont été recensés, dont 184 professionnels de santé. Même si les services de santé sont progressivement remis en état, d’importantes lacunes persistent, notamment dans des disciplines sous-financées tels que les soins pédiatriques spécialisés et la santé mentale.

MSF a ouvert le Bardnesville Junction Hospital (BJH) en 2015 à Monrovia, capitale du Libéria et épicentre de l’épidémie d’Ebola. Le BJH a fourni des soins pédiatriques spécialisés et d’urgence, des services de néonatalogie, la prise en charge de cas de malnutrition sévère compliquée, des formations sur site, et géré une clinique pour les survivants d’Ebola. Cette clinique a dispensé des soins médicaux, y compris en santé mentale. L’accent a en outre été mis sur des mesures strictes de prévention et de contrôle pour assurer la continuité des services de soins en cas de nouvelles épidémies d’Ebola.

The neonatalogy intensive care unit. For the newborns between 0 to 28 days and under 1,5 kg who are in severe health situation. The unit have 33 beds.
L’unité de soins intensifs de néonatalogie à l’hôpital de Monrovia.
Bérengère Guais/MSF

En septembre 2016, le Liberian Board of Nursing and Midwifery a homologué l’hôpital de MSF comme site de formation clinique. Le premier groupe d’étudiants infirmiers a achevé sa formation pratique en décembre.

En 2016, le BJH a assuré 8 200 consultations d’urgence et admis près de 4 500 patients. La clinique des survivants de MSF a soigné quelque 600 patients et mené 240 consultations en moyenne par mois. En décembre, la clinique des survivants a été fermée et les patients de MSF ont été transférés dans trois centres du ministère de la Santé à Monrovia.