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22 year old Ebola survivor Mariama Turay walks towards her house in Goderich, Freetown.

Sierra Leone was declared Ebola-free on the 7th November, but many survivors are still suffering from the physical, mental and social aftereffects of the virus. 

“The pain in my back is so bad I can’t sleep. When they discharged me I was so weak I couldn’t even walk. And when I cry, my eyes feel like they are burning inside. And my chest is sore too.

The man who took care of me died. Everyone died. And when I came back here after hospital they had burnt everything so my business has gone down.

So now I live here with my two children. But I can’t afford to send them to school.

Goderich, Sierra Leone, 08/11/2015.

Sierra Leone

© Tommy Trenchard
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MSF en Sierra Leone La Sierra Leone a finalement été déclarée exempte du virus Ebola le 17 mars 2016 mais le pays peine à reconstruire son système de santé dévasté.
Sierra Leone Map IAR 2016

Dans ce pays où l’accès aux soins était déjà limité avant cette épidémie, on estime qu’environ 10% des professionnels de la santé figurent parmi les 3950 personnes qui ont succombé au virus.

Environ 14100 personnes ont été affectées par le virus Ebola (cas suspectés, probables et confirmés), et des survivants souffraient encore de complications des mois plus tard. La clinique des survivants ouverte par Médecins Sans Frontières (MSF) en juillet 2015 a été transférée au ministère de la Santé fin septembre 2016. Elle a offert des traitements médicaux et des soins en santé mentale à plus de 400 survivants et à leurs familles, en organisant plus de 450 sessions de santé mentale. L’équipe a aussi mené des activités de sensibilisation pour promouvoir les rapports sexuels protégés, le lavage des mains et la prévention du paludisme. Lorsque des survivants signalaient être l’objet de stigmatisation, des promoteurs de la santé se rendaient dans leur communauté pour informer sur le virus Ebola.

L’Unité sierra leonaise d’intervention d’urgence a été mise sur pied pour maintenir une capacité de réaction rapide en cas de nouvelles épidémies. Elle a soutenu le ministère de la Santé en signalant des maladies infectieuses, en organisant des formations aux interventions d’urgence dans trois districts et en menant des campagnes de vaccination, notamment contre Ebola.

MSF nurse Umu Samah measures out a prescription for Ebola survivor Jariatu Kargbo at the MSF survivor clinic in Freetown. As Sierra Leone prepares to become officially Ebola-free tomorrow, many survivors are still suffering from physical, social and psychological problems long after beating the virus. Freetown, Sierra Leone, 6/11/2015.


**Images of Jariatu Kargbo are NOT to be used as posters or billboards in Freetown.**
Une infirmière prépare une prescription pour un patient de la clinique MSF des survivants d’Ebola à Freetown.
Tommy Trenchard

Santé maternelle et infantile

Avant l’épidémie, les indicateurs de santé de la Sierra Leone étaient parmi les pires au monde, surtout pour la mortalité maternelle et infantile. Dans le district de Tonkolili, MSF soutient les services de pédiatrie, de néonatalogie, la maternité et le laboratoire de transfusion sanguine de l’hôpital de district de Magburaka et fournit du personnel et du matériel au dispensaire de soins maternels et infantiles. Dans la chefferie de Yoni (Hinistas), MSF dispense des soins obstétricaux d’urgence dans un centre de santé communautaire. En 2016, l’équipe a assuré un total de 21180 consultations ambulatoires et 6245 consultations prénatales, admis 2996 enfants en pédiatrie et assisté 1457 accouchements.

En avril, MSF a lancé un projet à Koinadugu pour réduire la mortalité maternelle, néonatale et infantile dans ce district. L’équipe a réhabilité l’hôpital de Kabala, a porté la capacité du service de pédiatrie de 15 à 45 lits et ouvert une unité de néonatalogie de trois lits. D’avril à décembre, 1660 enfants de moins de 12 ans ont été admis pour des soins, dont 148 pour malnutrition aiguë sévère. Les équipes ont pris en charge 1185 femmes enceintes, assisté 783 accouchements, dont 111 par césarienne, et enregistré 1240 personnes au planning familial.

Le projet soigne aussi les survivants d’Ebola : 48 patients sont actuellement suivis. L’équipe a dépisté 23197 personnes à Ebola (aucune n’était positive), et propose aussi le dépistage du paludisme et du VIH.

Les équipes de Koinadugu surveillent l’état nutritionnel et interviennent en cas d’urgences et d’épidémies. En mai, 65159 enfants ont été vaccinés contre la rougeole.