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Cette année, Médecins Sans Frontières (MSF) a poursuivi, en collaboration avec le ministère de la Santé, son servicio prioritario ou service prioritaire qui offre une prise en charge médicale et psychologique d’urgence aux victimes de violences, y compris sexuelles. Ce « guichet unique », confidentiel et gratuit, est disponible dans deux centres de santé et le principal hôpital de Tegucigalpa.
En 2016, MSF a traité 900 victimes de violences, dont plus de 500 victimes de violences sexuelles, et assuré plus de 1 830 consultations en santé mentale. La prise en charge du viol inclut une prophylaxie post-exposition destinée à prévenir une infection par le VIH et d’autres maladies sexuellement transmissibles, comme l’hépatite B, et une protection contre le tétanos. Les soins en santé mentale incluent conseil psychosocial, thérapie de groupe et premiers secours psychologiques.
À Tegucigalpa, MSF s’est aussi employé à améliorer la lutte contre le moustique Aedes, vecteur du virus zika, de la dengue et du chikungunya. L’équipe a effectué une analyse géographique du vecteur pour documenter les zones qui auraient besoin d’une intensification des efforts, et a mené auprès des populations des actions de sensibilisation à la fumigation et d’autres moyens de lutter contre le moustique.
La contraception d’urgence reste interdite au Honduras, malgré le débat en cours au parlement hondurien en vue d’un changement de la législation. MSF continue de plaider pour un accès aux soins pour les victimes de violences sexuelles, y compris à la contraception d’urgence, conformément aux protocoles internationaux. MSF a mis en lumière les conséquences psychologiques et médicales d’une grossesse résultant d’un viol.